Le contexte
Pour un établissement de santé, les règles ne portent pas seulement sur la manière de travailler : elles portent sur le titre qui l’autorise à travailler. L’autorisation d’exercice, l’accréditation institutionnelle et les accords contractuels reposent sur les art. 8-ter, 8-quater et 8-quinquies du D.Lgs. italien 502/1992. Les exigences minimales structurelles, technologiques et organisationnelles ont une base nationale (D.P.R. du 14 janvier 1997), mais les Régions les complètent par des exigences supplémentaires de qualification et vérifient périodiquement qu’elles sont satisfaites : elles varient d’un territoire à l’autre et doivent être lues dans leur version en vigueur.
La sécurité des soins fait partie du droit à la santé depuis que la loi 24/2017 (Gelli-Bianco) en a fixé les instruments : fonction de gestion du risque sanitaire, flux sur les événements indésirables vers le centre régional et vers l’observatoire national institué auprès d’AGENAS (l’agence italienne des services de santé régionaux), obligation de couverture d’assurance ou de mesures analogues (art. 10), avec des exigences minimales définies par les textes d’application. L’art. 4 fixe les délais de remise des dossiers médicaux : sept jours à compter de la demande, compléments sous trente jours.
Données et systèmes constituent le chapitre qui évolue le plus vite. Les données concernant la santé relèvent des catégories particulières au sens de l’art. 9 du RGPD, avec des bases juridiques différentes selon qu’il s’agit du soin, de la santé publique ou de la recherche ; la désignation d’un délégué à la protection des données est obligatoire pour les organismes publics et lorsque le traitement à grande échelle de ces données constitue l’activité de base (art. 37 du RGPD) : c’est le périmètre du DPO externe. Le D.Lgs. 138/2024 range la santé parmi les secteurs hautement critiques, avec une classification qui dépend de la taille et de l’activité, à vérifier au cas par cas (conformité NIS2). L’indisponibilité des systèmes cliniques est à la fois un problème de continuité des soins, de sécurité informatique et de violation de données de santé : elle se gère avec une procédure unique. Les dispositifs médicaux connectés (règlement (UE) 2017/745) ajoutent un périmètre technique distinct de l’informatique administrative.
Restent les obligations de la personne morale : le Modèle 231 sur les infractions contre l’administration publique, la perception indue de financements publics, l’homicide et les blessures involontaires graves (art. 25-septies), ainsi que la santé et la sécurité au travail (D.Lgs. italien 81/2008). Pour les organismes publics et, dans les limites de l’art. 2-bis du D.Lgs. 33/2013, pour les entités de droit privé sous contrôle public, s’ajoutent la prévention de la corruption (loi 190/2012) et la transparence, à articuler avec le Modèle plutôt qu’à le dupliquer.
Notre accompagnement
Nous travaillons dans les processus cliniques et administratifs. Le point de départ est l’état des lieux de ce qui existe : éléments de preuve des exigences d’accréditation, procédures de la direction médicale, signalements d’incidents et sinistres ouverts, registre des traitements, profils d’accès aux applications cliniques. De là naît un plan avec des priorités, des responsables et des délais.
L’intervention est proportionnée à l’établissement : une clinique dotée d’un bloc opératoire, une résidence médicalisée et un laboratoire d’analyses n’ont ni les mêmes risques ni les mêmes obligations, et des procédures surdimensionnées ne sont pas appliquées dans les services.
Nos interlocuteurs sont la direction générale et la direction médicale, la gestion du risque, le DPO, l’informatique et les achats : un référent unique qui traverse les fonctions, au lieu de quatre consultants qui ne se parlent pas. Le périmètre se définit ensemble : un sujet ponctuel (une exigence d’accréditation à reconstituer, un événement indésirable à analyser, les profils d’accès à une application clinique), un suivi périodique des obligations et des indicateurs, ou l’accompagnement d’une phase précise, comme une inspection d’accréditation annoncée ou un changement de système d’information. Responsabilités et délais sont fixés au départ.
La valeur consiste à tenir ensemble des sujets confiés d’ordinaire à des intervenants différents. Le dossier patient informatisé est une exigence d’accréditation, une archive de données relevant de catégories particulières, un système critique pour la continuité du service et une source de preuve dans le contentieux : le lire sous tous ces angles produit une seule procédure, un seul registre des accès, un seul plan de vérifications. Les décisions restent du ressort de la direction.
Pourquoi un partenaire unique
- Un seul système de procédures : accréditation, risque clinique, protection des données, sécurité informatique et 231 exigent des contrôles qui se recoupent ; nous les construisons une seule fois.
- Compétences juridiques et techniques réunies : nous lisons les contrats et les actes de désignation en qualité de sous-traitant signés avec les éditeurs de logiciels, et nous évaluons les journaux d’événements, les réseaux et les configurations des systèmes cliniques.
- Des éléments de preuve prêts pour les inspections : l’objectif n’est pas le manuel, c’est de démontrer qui a fait quoi, quand et sous quel contrôle.
- La continuité : les exigences régionales et les obligations de sécurité changent ; nous restons aux côtés de l’établissement pour actualiser les procédures et former le personnel.